martes, 19 de agosto de 2014

SIN MONEDA DEVALUADA NO SE VAN PRODUCTOS A COLOMBIA

                                           

Como es su costumbre, mala costumbre, el petrosocialismo chavista, además de que suele culpar a terceros de sus exclusivas pifias, descamina a los ciudadanos acerca de las verdaderas causas de los problemas.
Así, nuestros males devienen todos de conspiraciones y planes mefistofélicos, o del capitalismo salvaje, o del imperialismo yanqui y sus lacayos, la burguesía depredadora y apátrida.
Nunca ven la viga en el ojo propio. No admiten que es la ideología socialista demencial que profesan la que ha llevado al desastre económico. Para ellos, no es su autoritarismo congénito de vocación totalitaria el que ha creado un ambiente irrespirable de confrontaciones políticas y sociales, de violaciones de los derechos humanos, de demolición de las instituciones. No. Son sus adversarios políticos, sus opositores, cuando no, factores externos, los causantes de los problemas.
El gobierno ha tenido la desfachatez de afirmar, porque nos cree retrasados mentales, que el contrabando de extracción que ocurre hacia Colombia es el origen del desabastecimiento de alimentos en Venezuela. Cuando se sabe que las cantidades de ese contrabando no tienen las dimensiones para causar tal carestía. Cuando cualquiera con tres dedos de frente sabe que la penuria nacional se debe a la destrucción del aparato productivo nacional privado y público que sistemáticamente ha tenido lugar los últimos años. A las políticas económicas nefastas ejecutadas, a las expropiaciones, a los irracionales controles.
¿Por qué se da ese trasiego a Colombia de productos en cantidades mayores a las que deberían ser las usuales en una frontera? Simplemente porque hay una disparidad en el cambio de las divisas que hace atractivo y/o rentable comerciar productos venezolanos en el territorio colombiano. ¿Quién estimula que ese comercio se dé?  
No es un asunto delictivo, como ahora se pretende presentarlo. La oportunidad del “delito” la ha generado el mismo gobierno. Así como penalizó la tenencia de dólares y su comercio, lo mismo sucede con la venta de productos alimenticios a Colombia. Algo que debiera ser normal, es convertido en delincuencial y encima se le achaca la responsabilidad del desabastecimiento nacional.
Si políticas económicas erradas no se hubieran instrumentado, el problema del contrabando de extracción no existiera, mucho menos como delito.  Sin la brutal devaluación de nuestra moneda, nadie se ocuparía del natural comercio fronterizo con Colombia.
Es lo mismo que ocurre con los llamados “fondos buitres” tan denostados en Argentina. Muchos parecen olvidar que el problema no son ellos, sino los gobiernos argentinos adictos a los déficits públicos, al populismo clientelar, a los subsidios descomedidos, a la corrupción, los cuales han llevado a endeudamientos enormes que después no pueden ser honrados.
Leandro Area usó en artículo reciente y de manera muy acertada una expresión que define muy bien lo que ocurre con Colombia: “Contrabando de distracción”.
Y en efecto, se pretende desorientar al venezolano acerca de la verdadera causa de sus penurias. La devaluación enorme de nuestra moneda, hechura inequívoca del gobierno, es la culpable del incremento del paso de productos venezolanos hacia el vecino país. Esto ha sido aprovechado, como es esperable, por mucha gente, principalmente, por funcionarios militares y civiles, free riders prevalidos de su autoridad, para enriquecerse.
Si no hay productos de consumo masivo en Venezuela no es por aquel trasiego fronterizo. Es, fundamentalmente, el resultado necesario de un gobierno incompetente, inspirado en una ideología colectivista y destructiva, propia de las fracasadas experiencias socialistas del siglo pasado.
    
EMILIO NOUEL V.
@ENouelV 




sábado, 16 de agosto de 2014

LE PARI DES BRICS

Photo of Barry Eichengreen
BARRY EICHENGREEN

BERKELEY – L’annonce du mois de juillet relative à l’accord convenu pour l’établissement d’une « Nouvelle banque de développement » (NBD) et la conclusion d’un accord relatif au « Fonds de réserve d’urgence » (FRU) a constitué une formidable opération de communication pour les chefs d’État des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Le triomphe d’une telle photo de groupe arrangeait particulièrement le président brésilien Dilma Rousseff, au lendemain de la triste défaite de son équipe nationale à la Coupe du monde, sur fonds d’économie en berne, tout comme elle servait les intérêts du président russe Vladimir Poutine, compte tenu des réactions internationales entreprises face aux agissements de son gouvernement en appui des forces rebelles d’Ukraine.
Cet accord a également été l’occasion pour les cinq pays de réitérer leur mécontentement à l’égard de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, ainsi que du rôle du dollar dans le système monétaire mondial. Les BRICS ne détiennent que 11% des voix au FMI, alors même qu’ils représentent plus de 20% de l’activité économique globale. Le Congrès américain refuse cependant toujours de ratifier l’accord convenu en 2010, destiné à rectifier le déséquilibre de cette situation. Les États-Unis ne montrent par ailleurs aucun signe de volonté de renoncement à ce privilège anachronique que constitue leur pouvoir de nomination du président de la Banque mondiale.
Pendant ce temps, la part du dollar dans les réserves de change globales demeure supérieure à 60%, tandis que le dollar entre en jeu dans 85% des transactions de réserves de change internationales. Les États sous-représentés étant réticents à approuver les prudentes lignes de crédit du FMI, les banques centrales les plus en quête de dollars ne peuvent les obtenir qu’auprès de la Réserve fédérale. La Fed s’est révélée relativement franche dans l’octroi de swaps de dollars au cours de la crise de 2008 ; rien ne garantit cependant qu’elle agira de la sorte à l’avenir.
C’est pourquoi le mécontentement des BRICS à l’égard du statu quo est compréhensible. Reste à savoir si la NBD et le FRU leur permettront de faire la différence.
La NBD répond à une logique incontestable. Les BRICS, et plus généralement les pays en voie de développement, présentent d’immenses besoins en infrastructure. Bien que ce déficit d’infrastructure ne concerne pas la Chine, celle-ci fait face à une difficulté autre, à savoir l’existence de grandes entreprises de bâtiment désireuses de saisir l’opportunité d’entreprendre de nouveaux projets à l’étranger. Ainsi les mécanismes incitatifs intéressant les créanciers et emprunteurs potentiels auprès de la NBD s’alignent-ils de manière tout à fait harmonieuse.
Par ailleurs, la prolifération des banques de développement régionales constitue d’ores et déjà une réalité, qu’il s’agisse de la Banque interaméricaine de développement, de la Banque asiatique de développement, ou de cette institution plus modestement capitalisée que constitue la Banque africaine de développement. Toutes ces institutions coopèrent avec la Banque mondiale, et leur existence ne suscite aucune difficulté significative pour les institutions de Bretton Woods.
Ainsi, pourquoi la NBD susciterait-elle davantage de difficultés ? Forte d’un capital initial d’à peine 100 milliards $, elle n’a pas les épaules suffisantes pour contribuer de manière majeure aux besoins mondiaux en infrastructure. Cette insuffisance de capitalisation pourra toutefois être corrigée avec le temps.
L’aspect FRU – fonds destiné à atténuer la dépendance des BRICS à l’égard de la Fed et du dollar – se révèle en revanche une toute autre question. Les cinq acteurs ont convenu d’affecter 100 milliards $ de leurs réserves de change en direction de lignes de swap susceptibles d’être sollicitées par tous leurs membres.
Ici, les intérêts des emprunteurs et prêteurs potentiels n’apparaissent pas aussi compatibles. Le prochain pays des BRICS à subir une crise fera sans aucun doute appel au FRU. Or, il se pourrait alors que les autres membres soient réticents à prêter davantage qu’un peu d’argent de poche, notamment en présence d’un doute quant aux remboursements. Contrairement à ce qu’il se passe en matière de finance de développement, les mécanismes incitatifs intéressant prêteurs et emprunteurs potentiels apparaissent ici se contrarier.
Le fait de permettre aux prêteurs d’imposer certaines modalités aux emprunteurs, et de contrôler leur conformité à cet égard, pourrait permettre de remédier à cette difficulté. L’imposition de conditions auprès d’États souverains se révèle toutefois un exercice délicat – notamment lorsque les pays concernés présentent autant d’envergure, de fierté et de diversité que les BRICS. Difficile d’imaginer par exemple le Brésil accepter les modalités que lui dicterait la Chine.
Plusieurs autres tentatives de mise en place de lignes de swap et de crédits dans le cadre d’un réseau, telles que l’Initiative de Chiang Mai, négociée au lendemain de la crise asiatique, ont été mises à mal par cette même difficulté. Le réseau Chiang Mai est en réalité encore plus colossal que celui du FRU. Or, en raison d’une divergence d’intérêts entre prêteurs et emprunteurs, ce mécanisme n’a jamais été utilisé – pas même en 2008, au plus haut de la crise financière mondiale.
Les architectes de l’Initiative de Chiang Mai se sont efforcés de remédier à cette défaillance en exigeant que les États fassent intervenir plus de 30% de leurs swaps pour pouvoir négocier un programme auprès du FMI. De manière tout à fait ironique, le « Traité pour l’établissement d’un Fonds de réserve d’urgence pour les BRICS » comprend précisément une disposition similaire. Difficile par conséquent de considérer le FRU comme une véritable alternative au FMI. Et comme si la présence d’une telle disposition ne suffisait pas, les obligations des BRICS à l’égard du FRU sont exprimées en dollars américains.
Ainsi le projet de NBD revêt-il un sens pour les BRICS, constituant une véritable promesse pour l’avenir. Le FRU apparaît en revanche comme une démarche symbolique privée de substance, et c’est là le seul souvenir qu’il laissera derrière lui.
Traduit de l’anglais par Martin Morel

R

La fragmentación de Bretton Woods


Photo of Mohamed A. El-Erian
Moahamed A. El-Erian

LAGUNA BEACH – El mundo ha cambiado considerablemente desde que los líderes políticos de 44 países aliados se reunieron en 1944 en Bretton Woods, New Hampshire, con el objetivo de  crear un marco institucional para el orden económico y monetario luego de la Segunda Guerra Mundial. Lo que no ha cambiado en los últimos 70 años es la necesidad de instituciones multilaterales fuertes. Sin embargo, el respaldo político nacional a las instituciones de Bretton Woods -el Fondo Monetario Internacional y el Banco Mundial- parece haber alcanzado un mínimo histórico, lo que mina la capacidad de la economía global de alcanzar su potencial y contribuye a la inseguridad geopolítica.
Cuando tuvo lugar la conferencia de Bretton Woods, sus participantes entendieron que el FMI y el Banco Mundial eran integrales a la estabilidad global. De hecho, ambas instituciones fueron diseñadas para desalentar a los países individuales de adoptar políticas cortoplacistas que perjudicaran el desempeño de otras economías, incitaran a acciones de represalia y, en definitiva, afectaran a toda la economía global. En otras palabras, están destinadas a impedir el tipo de políticas proteccionistas que muchas economías importantes adoptaron durante la Gran Depresión de los años 1930.
Es más, al promover una mejor coordinación de las políticas y un pool de recursos financieros, las instituciones de Bretton Woods promovieron la efectividad de la cooperación internacional. Y mejoraron la estabilidad al ofrecer un seguro colectivo a los países que enfrentaban dificultades temporarias o se esforzaban por satisfacer sus necesidades de financiamiento del desarrollo.
Cuesta identificar más que un pequeño puñado de países que no se hayan beneficiado de alguna manera gracias al FMI o al Banco Mundial. Sin embargo, los países parecen dudar a la hora de contribuir a la reforma y fortalecimiento de estas instituciones. De hecho, un creciente número de países sistémicamente importantes han tomado medidas que están minando al Fondo y al Banco, aunque, en su mayoría, de manera inadvertida.
En los últimos años, la creciente presión política interna ha llevado a gobiernos occidentales a adoptar políticas cada vez más insulares. Y, hace apenas unas semanas, los países BRICS (Brasil, Rusia, India, China y Sudáfrica) tomaron medidas destinadas a impulsar un pool de reservas de moneda extranjera para ayudar a aliviar las presiones de liquidez de corto plazo y establecer su propio banco de desarrollo -un desafío directo al FMI y al Banco Mundial.
En rigor de verdad, a diferencia de los acuerdos paralelos existentes, que siempre han sido de naturaleza regional y están destinados a complementar el trabajo del FMI y del Banco Mundial, el Nuevo Banco de Desarrollo y el acuerdo de reservas de contingencia de los BRICS no se basan en vínculos culturales, geográficos o históricos. Por el contrario, están basados en una frustración compartida frente a derechos caducos a los que se aferran Estados Unidos y Europa -derechos que están disminuyendo la credibilidad y la efectividad de las instituciones de Bretton Woods.
Más importante, Europa y Estados Unidos siguen resistiendo el pleno desmantelamiento de un sistema de nombramientos basado en la nacionalidad que favorece a sus ciudadanos para los puestos de liderazgo más altos dentro del FMI y el Banco Mundial, a pesar de ofrecer la promesa ocasional de cambio. Es más, han sofocado todos los esfuerzos por reformular el equilibrio de la representación incluso de manera marginal. En consecuencia, Europa occidental goza de un nivel inmensamente desproporcionado de representación, y las economías emergentes, a pesar de su creciente importancia sistémica, apenas tienen voz. Y, durante la crisis de deuda de la eurozona, los líderes europeos manifestaron pocas dudas en cuanto a intimidar al FMI para que desdeñe sus propias reglas de crédito.
En este sentido, son los países que encabezaron la creación de las instituciones de Bretton Woods los que plantean la mayor amenaza a su legitimidad, impacto y, en definitiva, relevancia. Después de todo, no es razonable esperar que las economías emergentes respalden a instituciones que ofrecen ventajas injustas a países que tantas veces pregonan la importancia de la meritocracia, la competencia y la transparencia. Esta es la razón por la cual ahora están decididos a usar su peso económico colectivo para eludir estas instituciones.
Otro desafío para el sistema monetario internacional reside en la proliferación de acuerdos de pago bilaterales. Al evitar estructuras más eficientes e inclusivas, estos acuerdos minan el multilateralismo. En algunos casos, hasta entran en conflicto con las obligaciones de los países según los Acuerdos de Bretton Woods.
Las consecuencias de este proceso gradual de fragmentación se extienden mucho más allá de las oportunidades económicas y financieras perdidas, e incluyen una cooperación política más débil, menores interdependencias y, a su vez, crecientes riesgos geopolíticos. No hace falta mirar mucho más allá del caos actual en Ucrania o Irak para entender qué puede pasar si no existen estructuras multilaterales creíbles capaces de hacer frente a los acontecimientos en situaciones de crisis.
Pero basta de hablar de los problemas. ¿Qué pasa con las soluciones? Sencillamente, el FMI y el Banco Mundial necesitan con urgencia reformas que los fortalezcan.
Con unas pocas medidas clave -ninguna de las cuales es técnicamente complicada-, las instituciones de Bretton Woods pueden dejar atrás la mentalidad de 1944 y empezar a reflejar las realidades de hoy y mejorar las oportunidades de mañana. Esas reformas incluyen la eliminación de los nombramientos en base a la nacionalidad; ajustes en la representación que permitan que las economías emergentes ganen más influencia a expensas de Europa; y más igualdad e imparcialidad en las decisiones vinculadas a los préstamos y la supervisión económica.
El desafío consistirá en superar la resistencia política -algo no menor en un momento en el que la polarización interna hizo que los políticos se vuelvan cautelosos a la hora de respaldar públicamente un multilateralismo económico-. Los repetidos rechazos por parte del Congreso de Estados Unidos de un conjunto de reformas mucho más limitado -que fue aprobado por la mayoría de los otros países en 2010-2012, que no impone ninguna obligación financiera progresiva a Estados Unidos y que no implica ninguna reducción del poder de voto o influencia de Estados Unidos- es un buen ejemplo.
El egoísmo ilustrado debe superar estos obstáculos políticos. Cuanto más tiempo los líderes mundiales resistan la abrumadora necesidad de una reforma, peores serán las perspectivas económicas y financieras futuras del mundo -para no mencionar su situación de seguridad.



Vive l’Occident !


 Jacques Attali

le 4 août 2014 17H00 | par Jacques Attali
Il est particulièrement facile, en ce début d’août 2014, d’être pessimiste pour l’avenir de l’Occident. Il suffit de regarder notre planète ; et d’observer le mauvais rôle qu’il y joue :
J’enrage de voir se répandre les guerres civiles en Irak, en Syrie, en Lybie et ailleurs, largement provoquées par l’inconscience d’Occidentaux qui se sont crus capables d’y faire naître des démocraties sans s’en donner les moyens.
J’enrage de voir un virus terrifiant se répandre à grande vitesse à travers l’Afrique, parce que l’Occident, égoïste, croit qu’il ne sera pas concerné par le fléau et qu’il ne fait aucun effort pour fournir à ces pays les moyens de la prévention.
J’enrage de voir le gouvernement d’Israël, avant-poste de l’Occident, tomber dans tous les pièges que lui tendent les extrémistes du Hamas, tirer aveuglément sur des civils palestiniens, qui devraient pourtant être ses principaux alliés, et déclencher ainsi, à travers le monde, des milliers de réflexes antisionistes, antisémites et antioccidentaux.
J’enrage d’assister au retour, en Europe même, de la guerre froide, parce que les Européens s’accrochent à une vieille doctrine antisoviétique, pour décréter contre la Russie, sans preuve, un embargo qui, comme à chaque fois, ne profitera qu’à un tiers, ici la Chine, organisant l’alliance contre l’Occident de régimes autoritaires.
J’enrage de voir l’Europe incapable de s’organiser pour devenir enfin en pratique la première puissance du monde, qu’elle est depuis des siècles en théorie.
J’enrage enfin de voir l’actuel gouvernement français, comme ses prédécesseurs, continuer de procrastiner devant les réformes inévitables, sans lesquelles chacun sait que le pays est condamné au pire.
J’enrage au total, de voir la civilisation occidentale, issue de la rencontre judéo-grecque, renforcée par les apports successifs du christianisme et de l’islam, transcendée par les Lumières, toute entière tendue vers la conquête des libertés, se révéler pour l’instant, par son égoïsme, son aveuglement, son obsession du court terme, incapable de démontrer au monde qu’elle vaut bien mieux que l’obscurantisme de ses opposants. Et se trouver en situation de perdre la grande guerre idéologique qui a commencé entre la liberté et la fatalité, la modernité et la tradition, la joie de vivre et la terreur. La raison et l’obscurantisme.
Et pourtant, malgré cela, on ne doit pas baisser les bras. Parce que jamais les valeurs de l’Occident n’ont été plus unanimement idéalisées par toutes les jeunesses du monde. Parce que l’Histoire du monde avance, contre vents et marées, avec parfois des mouvements de recul difficiles, vers la liberté dont l’Occident est le seul véritable défenseur. Parce que c’est en Occident que se fait encore l’essentiel des découvertes scientifiques et des innovations capables de résoudre les grands défis de demain. Parce que l’Occident, à son meilleur, est capable d’apprendre des magnifiques autres civilisations du monde. Enfin, accessoirement, parce que l’Occident est, de très loin, et pour longtemps encore, la première puissance économique, technologique et militaire du monde.
Alors, les démocrates, les républicains, de droite comme de gauche, ne doivent pas abandonner aux nationalistes et aux populistes la glorification des valeurs de l’Occident. Ils n’en sont pas dignes.
Tout cela peut sembler évident. J’ai l’intuition qu’il faudra, bientôt, avoir le courage de le redire haut et fort.



j@attali.com

viernes, 15 de agosto de 2014

El comercio internacional puede reducir la pobreza
Mahmoud Mohieldin

WASHINGTON, DC – Un viejo principio de la teoría del comercio internacional sostiene que, a largo plazo, existe una correlación entre el intercambio comercial y el crecimiento del PIB. Pero aun así, subsiste el desafío de asegurar que el crecimiento derivado del comercio beneficie a los pobres; un desafío que la institución a la que pertenezco (el Banco Mundial) trabaja por resolver. Por eso los directores de siete instituciones multilaterales, entre ellas el Banco Mundial, apoyaron firmemente la búsqueda del acuerdo de facilitación del comercio alcanzado a inicios de este mes en la conferencia ministerial de la Organización Mundial del Comercio en Bali.
Es cierto que la incidencia mundial de la pobreza llegó a un mínimo histórico y que en 2010 el índice de pobreza extrema (la proporción de la población que vive con menos de 1,25 dólares al día, en paridad de poder adquisitivo) se redujo a menos de la mitad de lo que era en 1990. Pero todavía quedan más de mil millones de personas en todo el mundo que viven en la extrema pobreza. Además, el progreso en la materia fue desparejo, ya que los índices de pobreza se redujeron mucho más en el este de Asia y en América Latina que en el África subsahariana.
Con el objetivo de hacer frente a este cambiante contexto internacional, el Banco Mundial decidió introducir un nuevo criterio para medir el éxito de sus iniciativas de reducción de la pobreza: hacer un seguimiento del crecimiento de los ingresos del 40% más pobre de la población de cada país, para así fomentar un aumento de la prosperidad compartido y sostenible. De hecho, el Banco Mundial está reconsiderando su definición de lo que es el éxito en el ámbito del desarrollo y la forma en que ofrece apoyo en cuestiones de comercio a los países en desarrollo.
La relación entre el comercio internacional y la pobreza es variable y compleja. Un aumento del intercambio comercial beneficia a los consumidores, porque reduce el precio de los bienes y servicios. Además, da a los pobres acceso a una mayor variedad de bienes y ofrece a las empresas una oferta más variada de insumos.
Pero el aumento del comercio internacional también puede llevar a la eliminación de puestos de trabajo fabriles que requieren poca capacitación y a la reducción de precios de los productos agrícolas; resultados estos que perjudican especialmente a los pobres. En la India, por ejemplo, la reducción de la pobreza ha sido más lenta en aquellas áreas donde los agricultores se enfrentan a un aumento de la competencia extranjera. Dadas las restricciones a la movilidad intersectorial de la mano de obra (que se deben a las barreras a la adquisición de nuevas habilidades y a una regulación rígida del mercado laboral), los trabajadores más pobres poco pueden hacer ante estos cambios.
Esto lleva a que el aumento del comercio internacional demande a veces difíciles ajustes en el corto plazo. Puede ocurrir que la gente deba cambiar sus hábitos de consumo, que haya que redistribuir mano de obra a otros sectores y que algunos trabajadores deban adaptarse a una reducción de salarios, aunque sea temporal. Algunas empresas crecerán y otras se contraerán.
Pero la experiencia demuestra que con políticas previsoras, los gobiernos pueden mejorar los beneficios del comercio internacional y mitigar su impacto negativo sobre los pobres. Por ejemplo, fomentando programas de capacitación en nuevas habilidades para trabajadores que han perdido sus empleos y eliminando obstáculos regulatorios que impidan su reubicación en los sectores exportadores florecientes. Y los gobiernos pueden proteger a los agricultores eliminando las restricciones a las exportaciones y garantizando la disponibilidad de información actualizada y exacta sobre los mercados.
En presencia de estas políticas, el trabajo del Banco Mundial para fomentar los lazos comerciales de los países en desarrollo puede facilitar una considerable reducción de la pobreza. Por ejemplo, el Banco Mundial está ayudando a gobiernos de países en desarrollo a conectar empresas, agricultores y hogares con los mercados y las cadenas de suministro, lo que estimula las inversiones y la actividad económica.
Además, apoyamos proyectos de infraestructura que ayudan a los países a construir rutas, puentes y puertos para vincular a los importadores y exportadores con los mercados. Puede citarse a modo de ejemplo un proyecto de autopistas en Kazajistán, valorado en 1.800 millones de dólares, cuyos efectos son facilitar el transporte de mercancías a través del país, estimular las economías de las provincias kazajas más pobres y permitir la creación de más de 30.000 empleos. En Nepal, el Banco Mundial financia la reparación de una ruta de alto tránsito, empinada y peligrosa, por la que circula la mayor parte de las exportaciones a la India; también apoya las iniciativas del gobierno nepalí tendientes a conectar algunos de los distritos más remotos del país con la red de carreteras principal.
El Banco Mundial también ayuda a los países a establecer normas aduaneras claras que den a los comerciantes una mejor protección contra arbitrariedades o pedidos de sobornos. Y estamos trabajando para resolver las costosas ineficiencias que se producen en los cruces de fronteras. Por ejemplo, en Camerún ayudamos a simplificar y modernizar los procedimientos de comercio internacional en el puerto de Duala; en Laos, ayudamos al gobierno a establecer un portal en Internet donde los comerciantes pueden acceder a todas las leyes, procedimientos, cronogramas y formularios pertinentes de las agencias de control de fronteras.
Además, desde 2010 la Corporación Financiera Internacional (una institución dependiente del Banco Mundial que se dedica a otorgar préstamos al sector privado) promueve la integración de pequeñas y medianas empresas a las cadenas de suministro globales por medio de facilitar su acceso al capital. El Programa Global de Financiamiento para Proveedores (una iniciativa conjunta de inversión y asesoría) cuenta con un fondo de 500 millones de dólares para proveer de financiación a corto plazo a miles de pequeñas y medianas empresas en mercados emergentes.
Para maximizar el impacto de estas iniciativas, los líderes internacionales deben cooperar para crear y mantener un sistema de comercio abierto. La conferencia de la OMC en Bali fue una importante oportunidad para desarrollar un nuevo acuerdo de facilitación comercial orientado a agilizar la circulación, la autorización y la entrega de bienes en puestos de frontera; aclarar y mejorar las normas de comercio internacional; reforzar la asistencia técnica; y alentar la cooperación entre agencias de control de fronteras.
Pero el acuerdo alcanzado en Bali será estéril a menos que los países ricos y los donantes acepten apoyar los esfuerzos de los países en desarrollo para implementar las políticas y reformas relacionadas. Por ello, es fundamental que los gobiernos de los países desarrollados reconozcan que un régimen de comercio internacional más eficiente, integrado e inclusivo redundará en beneficio de todos.
Con un auténtico compromiso de la comunidad internacional, sumado a políticas internas adecuadas en cada país, el comercio internacional puede ser un poderoso factor de reducción de la pobreza.

Project Syndicate
Traducción: Esteban Flamini



jueves, 14 de agosto de 2014

PRENSA LIBRE, PODER AUTORITARIO Y JUECES ABYECTOS

                                                                             A Teodoro Petkoff, por su porfiada lucha libertaria

Entre el sinnúmero de actos aberrantes del régimen chavista, el de los juicios impulsados contra los medios que no se han arrodillado ante él, es, sin duda, uno de los más escandalosos.  
No sólo por la acción arbitraria del que gobierna, que de por sí es condenable, sino por el papel vergonzoso que juegan en la trama los llamados a interpretar la Constitución y las leyes de manera imparcial: los jueces.
No me canso de decirlo. Son de vómito. Sí, las incidencias y sentencias que tienen lugar en torno a este tipo de juicios son repugnantes, asquerosas. Inexcusables en cualquier democracia, impensables en un Estado de Derecho moderno. Que no deberían producirse en unos tiempos en que se supone habíamos dejado atrás la barbarie y nos habíamos adentrado en una época de pluralismo en los distintos campos del acontecer humano. En los que el respeto a la dignidad humana es principio universal, derecho garantizado por Constituciones políticas y tratados internacionales.  
La sumisión total de los jueces venezolanos ante el poder despótico debe conocerla el mundo todas las veces que sea necesario, y en todos los escenarios posibles. Ellos deben ser señalados, individualizados; que nadie olvide sus rostros, y que se tengan presentes sus atropellos al Derecho y la moral. Su deshonra tiene que ser voceada a los cuatro vientos. Avergonzarlos es la consigna, independientemente de cómo ellos asuman su condición y circunstancias.
La genealogía de estas prácticas inicuas de persecución por las opiniones emitidas se pierde en el tiempo. Nos lleva a las manifestaciones más monstruosas de intolerancia humana, sean ellas, indistintamente, por razones religiosas o políticas.
En Venezuela, estos últimos años hemos visto con creciente consternación el desarrollo de una deriva autoritaria, totalitaria, que ha pretendido imponer al conjunto de la sociedad, un pensamiento único, con base en una ideología demencial. Para este propósito, acallar, suprimir o apoderarse de los medios de comunicación es pieza clave.
Desgraciadamente han logrado parte de sus objetivos.
No obstante, aun quedan medios, que haciendo de tripas corazón y resistiendo valientemente la arremetida brutal de un petroestado al servicio de aquella idea enajenada, se mantienen informando y opinando para toda la colectividad y no al servicio de una parcialidad política.
El diario TalCual, dirigido por Teodoro Petkoff, es uno de ellos. Particularmente, ha sido hostigado por acciones en las que jueces, doblegados perrunamente frente al poder, se han prestado para urdir patrañas sin fundamento jurídico alguno, solo para complacer a uno de los más desprestigiados capos del régimen corrompido chavista.
Hoy, los demócratas venezolanos que no nos rendimos ante la barbarie, nos solidarizamos con un diario que es ejemplo probado de calidad, seriedad y coraje periodístico. Repudiamos las medidas judiciales contra sus directivos, particularmente contra su director, nuestro viejo amigo Teodoro Petkoff.  

EMILIO NOUEL V.
@ENouelV

    


Contra el error de la fragmentación


Francesc Trillas Jané
Las cuestiones referidas a la arquitectura institucional de nuestras sociedades no son un tema más, separado de las cuestiones que afectan a nuestro bienestar o a la mejora de nuestra democracia. Son aspectos cruciales de nuestro bienestar y nuestra convivencia en el siglo XXI. Es por ello por lo que hay que dar pasos decididos hacia la creación de un Estado federal europeo que respete y reconozca la diversidad de sus pueblos, pero que ponga en común los recursos necesarios para ser relevantes en un mundo que se enfrenta a retos tan importantes como el cambio climático, una concentración creciente de la riqueza que amenaza la democracia, el desempleo o la inestabilidad financiera. Todos estos son problemas compartidos que ningún Estado-nación, viejo o nuevo, puede resolver por sí solo.
Europa ha vivido prácticamente desde la caída del Imperio Romano en medio de la fragmentación y el enfrentamiento entre naciones, religiones y grupos étnicos. Este clima culminó en las desgracias del siglo XX. Desde las Guerras Mundiales hasta la de los Balcanes, pasando por la Guerra Fría. La Unión Europea es, de hecho, un intento de dejar atrás para siempre la división histórica del continente. Produce escalofríos escuchar a los soberanistas de distintos territorios europeos relativizar este hecho. Pero como toda nueva gran estructura democrática, avanza (y no puede ser de otra manera) lentamente y no de forma lineal. Hay que seguir luchando por ello, como históricamente han hecho las corrientes centrales de la izquierda española y del catalanismo. En realidad, las virtudes del proyecto europeo se visibilizan cuando se atiende a los conflictos surgidos por cuestiones de nacionalidad o etnia en la Europa no cubierta por la UE. Son conflictos que corren el riesgo de degenerar en un panorama parecido al que se vive hoy en Oriente Próximo.
La economía tradicional se siente cómoda cuando las cuestiones se pueden separar y tratar como cuestiones técnicas en quirófanos separados con distintos bisturís: el Estado se encarga de los bienes públicos y el mercado de los bienes privados; los individuos en cuanto propietarios maximizan el beneficio y separadamente en cuanto consumidores maximizan su utilidad; los incentivos monetarios se añaden y no entran en conflicto con nuestros incentivos intrínsecos por hacer las cosas bien. Muchos participantes en el debate sobre nuestra arquitectura institucional parecen estancados en esa concepción tradicional: podemos poner nuevas fronteras donde y como queramos, y eso es algo separado de los asuntos “sociales”, que no va a afectar a nuestro bienestar ni a nuestra democracia si no es para mejorarlos como por arte de magia. La economía más moderna, en diálogo con otras ciencias sociales, como explican los economistas de la London School of Economics Maiteesh Ghatak y Tim Besley en un trabajo reciente, ha llegado a conclusiones muy distintas: por ejemplo, el Estado no se puede separar del mercado, sino que es necesario para que éste sea equilibrado y estable. Y habría que añadir que poner o reafirmar fronteras, especialmente en Europa, no corresponde a otro “eje”, sino que es un proyecto social que entra en conflicto con la creación de bienestar y la mejora de nuestra democracia en el siglo XXI.
Thomas Piketty ha demostrado que existe una tendencia global al crecimiento mayor de las rentas del capital (y en particular, de la minoría más rica entre los perceptores de rentas del capital) que de la renta del resto de los ciudadanos, y que el fraude fiscal, que se organiza a nivel internacional, puede estimarse aproximadamente en un 10% del PIB mundial, aunque por su propia naturaleza el dato sea incierto y podría ser mucho mayor. La receta que Piketty sugiere para corregirlo es un impuesto progresivo internacional sobre el capital, inicialmente a escala europea. Es una propuesta factible en un contexto institucional de federalismo democrático europeo a partir de la unión política de la zona euro.
No sólo un horizonte de Europa fragmentada que vuelva al pasado pondría en riesgo el despliegue de políticas igualitaristas, sino que el mismo proceso de movilización por objetivos soberanistas dificulta la creación de mayorías amplias a favor de políticas realmente redistributivas y de arquitecturas institucionales que las hagan posible. ¿Por qué hay menos conflictos en el mundo por razones sociales que por razones étnicas o identitarias? Quizá porque las víctimas de la desigualdad no tienen recursos para movilizarse por si solas, mientras que en los conflictos por las soberanías una parte de las élites de los distintos bandos nacionalistas está dispuesta a poner el capital (público o privado) y una parte de los trabajadores puede poner el trabajo, aunque su agenda quede diluida por los intereses de los primeros.Algunos comentaristas han considerado que esta parte propositiva del trabajo de Piketty es más discutible que la parte de diagnóstico, pero en realidad debería ser al revés. Aunque el diagnóstico sea parcialmente borroso, lo cual es inevitable por la naturaleza de los datos relativos a la riqueza de los más poderosos, quienes no la muestran voluntariamente, eso no implica que debamos esperar para actuar. ¿Debemos esperar para actuar en el cambio climático a que exista una certeza absoluta sobre el grado exacto de calentamiento del Planeta? La concentración creciente del capital y el fraude fiscal organizado a nivel internacional son retos igualmente urgentes porque constituyen una amenaza a la democracia y los viejos y potencialmente nuevos Estados-nación son completamente incapaces de hacerles frente.
Una estructura y una cultura federal no sólo sirven para avanzar hacia la igualdad, sino también hacia una democracia de mayor calidad que dé solidez a la solidaridad y que respete la diversidad. Una mayoría creciente de los ciudadanos del mundo que viven en democracia lo hacen ya en federaciones que garantizan la libertad de todos los individuos. Es decir, en estructuras con varios niveles de Gobierno con competencias claras, con instancias de Gobierno compartido, y con un reconocimiento expreso de las singularidades culturales e históricas, que se valoran como una riqueza común. Parece que la mayoría de los humanos que pueden decidir han elegido el federalismo, con más o menos elementos de asimetría según la evolución histórica. Aunque muchas federaciones contienen elementos consociativos que a veces entran en contradicción con la regla de la mayoría (para preservar derechos que se consideran prioritarios sobre ésta) lo cierto es que las formas federales de Gobierno han hecho posible la convivencia democrática y la solidaridad de grandes agregados caracterizados por una enorme diversidad. Las estructuras federales, a diferencia de las estructuras confederales, permiten que cada nivel de Gobierno rinda cuentas de sus actos directamente ante los ciudadanos, y que exista una elevada correspondencia entre la responsabilidad fiscal de recaudar impuestos y la responsabilidad del gasto. Una democracia de calidad implica un uso cuidadoso de los distintos instrumentos posibles que caben en ella, en especial en lo que se refiere a la combinación entre democracia representativa y democracia directa, o una mejora de los mecanismos participativos y deliberativos. La presión soberanista por parte de partidos de dudosa raigambre democrática en Reino Unido y en Francia para celebrar referendos para salir de la UE, ante la resistencia con la boca más o menos pequeña de partidos con un pedigrí democrático mucho mayor (como los partidos laborista o liberaldemócrata británicos), muestra las contradicciones entre la radicalidad democrática y la calidad democrática. Y es que éste es otro ejemplo de las dificultades de separar las cosas: “Hagamos referendos de autodeterminación y después (separadamente) ya nos federaremos, de igual a igual”. Es muy difícil querer decidir de la manera que más conviene a los soberanistas, y a la vez ser partidarios de una arquitectura federal, que cuesta imaginar que podamos alcanzar alentando consultas que nos dividan. Mejor votar para proponer y/o ratificar acuerdos a los que se llega mediante procesos representativos, deliberativos y participativos, que posibiliten sociedades plurales y libres realmente caracterizadas por la igualdad entre los individuos.